Squatteurs Airbnb : que dit la loi et comment éviter une occupation illégale ?

Squatteurs Airbnb : que dit la loi et comment éviter une occupation illégale ?

8 minutes de lecture

publié le 2 janv. 2026

modifié le 8 févr. 2026

niveau : Tous propriétaires Airbnb

Résumé rapide : Un squatteur Airbnb est une personne qui occupe illégalement une location courte durée au-delà de la période réservée ou sans réservation. En France, l'expulsion légale prend entre 3 et 12 mois. Ce guide complet vous explique comment prévenir, détecter et gérer cette situation.

metaphore squatteur
metaphore squatteur
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La location courte durée attire de plus en plus de propriétaires. Airbnb, Booking ou Vrbo permettent de louer rapidement, sans intermédiaire lourd. Mais depuis quelques années, un phénomène inquiète : les squatteurs Airbnb.

Des propriétaires découvrent que leur logement, pourtant loué légalement pour quelques nuits, devient soudainement inaccessible. Les occupants refusent de partir, invoquent des raisons personnelles, changent parfois les serrures, et la situation se transforme en cauchemar juridique.

Ces cas restent minoritaires, mais leurs conséquences sont majeures. Pour un petit propriétaire, un seul squat Airbnb peut suffire à mettre en péril toute une année de revenus.

Au-delà du manque à gagner, c'est tout l'équilibre financier du propriétaire qui vacille : entre les possibles mensualités d'emprunt et les frais de procédure qui s'accumulent, un seul squat peut mener tout droit au surendettement ou à la saisie du bien par la banque.

Alors, au bout de combien de temps un squatteur peut rester, que prévoit réellement la loi française, et surtout comment éviter une occupation illégale lorsqu’on loue en courte durée ?


1. Squatteur Airbnb : définition, confusion juridique et réalité vécue par les propriétaires

En droit français, un squatteur est une personne qui occupe un logement sans droit ni titre, le plus souvent après une entrée par effraction ou manœuvre frauduleuse. Cette définition semble claire… jusqu’à ce qu’on parle d’Airbnb.

Dans un Airbnb squat, l’occupant n’entre pas illégalement. Il réserve, paie, obtient les clés et accède au logement avec l’accord explicite du propriétaire. Le problème naît après la fin du séjour, lorsque l’occupant refuse de partir.

C’est là que naît la confusion.
D’un point de vue pratique, le propriétaire vit un squat.
D’un point de vue juridique, la situation est bien plus nuancée.

Même si ces occupants ne sont pas considérés comme des squatteurs pénaux au sens strict. Ils deviennent des occupants sans droit, mais leur entrée légale modifie totalement le régime applicable.

Sur le terrain, les conséquences sont pourtant les mêmes :
logement bloqué, réservations annulées, frais fixes qui continuent de courir, pression du voisinage, stress psychologique intense.

C’est ce décalage entre la réalité vécue et la qualification juridique qui explique pourquoi tant de propriétaires ont le sentiment que “la loi protège les squatteurs”.


2. Squatteur Airbnb ou locataire défaillant : une différence juridique déterminante

Un point clé, souvent mal compris, concerne la distinction entre squatteur et locataire défaillant.

Un squatteur classique entre sans autorisation.
Un locataire Airbnb qui ne veut pas partir est entré légalement.

Cette différence bloque l’intervention immédiate des forces de l’ordre. La police ne peut pas expulser sans décision de justice, même si le séjour est terminé depuis plusieurs semaines.

Le propriétaire se retrouve alors dans une situation paradoxale : son logement est occupé sans droit, mais il ne peut ni changer les serrures, ni couper l’électricité, ni faire appel à une société privée.

Toute tentative d’auto-expulsion est illégale et peut exposer à de lourdes sanctions pénales. C’est pour cette raison que les procédures sont longues, coûteuses et psychologiquement éprouvantes.

appartemment airbnb
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Myhôte le pms pour petit propriétaire indépendant

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(1 à 3 logements)

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3. Pourquoi certains utilisent Airbnb pour s’installer illégalement ?

Les plateformes de location courte durée reposent sur la confiance, la rapidité et la fluidité. C’est leur force… mais aussi leur faiblesse.

Un squat Airbnb repose souvent sur une mécanique simple :
réserver légalement, entrer sans conflit, puis retarder le départ en invoquant des difficultés personnelles, administratives ou familiales. Les occupants savent qu’une expulsion immédiate est impossible.

La lenteur des procédures judiciaires françaises joue un rôle central. Le droit privilégie la protection contre les expulsions abusives, ce qui est légitime. Mais cette logique devient un levier pour des profils mal intentionnés.

Le profil des squatteurs n’est pas uniforme. Il peut s’agir de personnes isolées, de familles, ou de groupes organisés. Ce point est important : il n’existe pas de “profil type” fiable, seulement des signaux faibles.

Parmi ces signaux, on retrouve souvent :

  • profils récents ou incomplets

  • peu ou pas d’avis

  • communication floue ou contradictoire

  • demandes inhabituelles concernant la durée ou les conditions du séjour


4. Ce que dit réellement la loi française sur les squatteurs Airbnb

La loi anti-squat renforcée en 2023 prévoit des sanctions sévères contre l’occupation illégale des logements. Les peines peuvent atteindre plusieurs années de prison et des amendes importantes.

Mais cette loi vise avant tout les intrusions par effraction.
Dans le cas d’un Airbnb squatteur, l’entrée ayant été autorisée, le texte ne s’applique pas directement.

C’est ici que naît la fameuse question : quelle est la loi qui protège les squatteurs ?
En réalité, la loi protège surtout la procédure judiciaire et le principe du contradictoire.

Le juge doit vérifier les faits, les contrats, les échanges, les preuves. Cette prudence vise à éviter les abus, mais elle rallonge considérablement les délais pour le propriétaire.

Résultat : un squat peut durer plusieurs mois, parfois plus d’un an, avant une expulsion effective.


5. Les risques concrets pour les propriétaires : un cauchemar aux multiples facettes

Un squat Airbnb ne se limite pas à une simple perte de loyers. Loin de là. Les conséquences touchent tous les aspects de la vie d'un propriétaire et peuvent rapidement transformer ce qui devait être une activité complémentaire en véritable parcours du combattant.

Un gouffre financier qui s'installe

Sur le plan financier, la spirale négative s'enclenche rapidement. Le propriétaire continue souvent à payer : crédit immobilier, charges courantes, taxes foncières, assurance habitation... Tous ces frais continuent de tomber alors que les revenus locatifs, eux, ont brutalement cessé.

Les réservations futures sont annulées en cascade (il est primordial de prévenir les plateformes que vous utilisez afin de ne pas vous retrouver avec des réservations alors que votre bien est squatté, contacter Airbnb, Booking), parfois avec des pénalités à la clé si vous ne pouvez pas honorer vos engagements. Certains propriétaires voient ainsi plusieurs mois de revenus s'envoler d'un coup, mettant en péril l'équilibre financier de leur projet locatif, voire leur situation personnelle.

Des dégâts matériels parfois irréversibles

Sur le plan matériel, le logement peut subir des dégradations allant du simple désagrément au saccage complet. Équipements endommagés, meubles cassés, murs abîmés... la facture grimpe vite.

Même si certaines assurances couvrent les dommages, les démarches sont longues, fastidieuses et les exclusions fréquentes. Entre les franchises, les plafonds de garantie et les clauses en petits caractères, beaucoup de propriétaires découvrent qu'ils ne sont finalement pas aussi bien protégés qu'ils le pensaient. Sans compter le temps perdu en constatations, expertises et négociations avec l'assureur.

Une épreuve psychologique sous-estimée

Sur le plan psychologique, la situation est extrêmement lourde à porter. Beaucoup de propriétaires parlent d'un sentiment d'impuissance, voire d'abandon, y compris après avoir contacté la plateforme.

L'angoisse de ne pas pouvoir récupérer son bien, le stress des procédures judiciaires, la frustration face à la lenteur administrative... tout cela pèse lourd sur le moral. Certains témoignent d'insomnies, d'anxiété chronique, voire de périodes dépressives. C'est votre propriété, votre investissement, parfois le projet d'une vie, qui vous échappe totalement.

Et cette détresse est d'autant plus forte qu'elle est souvent incomprise par l'entourage : "Mais tu n'as qu'à expulser !", entend-on. Si seulement c'était aussi simple...

camera anti squat
camera anti squat
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6. Comment éviter un squat Airbnb avant qu'il n'arrive : la prévention, votre meilleure arme

La prévention est le seul levier réellement efficace face au risque de squat. Une fois l'occupation installée, les options deviennent très limitées et le parcours pour récupérer son bien peut s'avérer long et coûteux. Autant dire qu'il vaut mieux anticiper que guérir.

Sélectionner ses voyageurs avec discernement

Tout commence par la sélection des voyageurs, étape cruciale que beaucoup négligent par crainte de perdre une réservation. Il ne s'agit évidemment pas de refuser systématiquement les profils récents ou de tomber dans la méfiance excessive, mais plutôt d'apprendre à croiser les signaux faibles.

Un compte tout neuf sans avis, une demande de séjour longue durée avec peu d'explications, des questions insistantes sur les modalités d'accès, un refus de communiquer par téléphone... Pris isolément, ces éléments ne signifient pas grand-chose. Mais combinés, ils peuvent justifier une vigilance accrue. Et surtout : assumez pleinement votre droit de refuser une réservation qui vous semble douteuse. Mieux vaut perdre quelques jours de location que de vivre un cauchemar pendant des mois.

Un cadre juridique béton dès le départ

Ensuite, le cadre juridique est absolument fondamental, même si on a tendance à le considérer comme une simple formalité administrative. Un contrat de location saisonnière clair, rédigé avec soin, mentionnant la durée exacte du séjour, les règles d'occupation précises et les conséquences en cas de non-respect, constitue une base essentielle.

Ce document n'est pas qu'une protection légale : c'est aussi un message. Il indique clairement que vous êtes un propriétaire organisé, qui connaît ses droits, et que toute tentative de détournement sera prise au sérieux. Faites-le signer systématiquement, même pour les courts séjours.

La caution : un filtre discret mais efficace

La caution joue également un rôle dissuasif souvent sous-estimé. Les personnes cherchant à s'installer durablement dans un logement évitent généralement les biens nécessitant un dépôt de garantie significatif. Pourquoi ? Parce qu'elles savent qu'elles ne le récupéreront pas.

Adaptez le montant à la valeur de votre bien et aux équipements présents. Une caution conséquente agit comme un premier filtre naturel, sans que vous ayez besoin de poser la moindre question.

La technologie au service de votre tranquillité

Enfin, les solutions technologiques offrent aujourd'hui des possibilités de contrôle impensables il y a encore quelques années. Les serrures connectées, avec codes temporaires générés automatiquement pour chaque séjour, empêchent toute prolongation non autorisée. Le code expire à la date prévue, point final.

Les capteurs de bruit permettent de détecter une occupation anormale (fêtes, nombre inhabituel de personnes) sans empiéter sur la vie privée de vos locataires. Les dispositifs de surveillance extérieure (caméra sur le palier, l'entrée de l'immeuble ou le jardin) vous alertent en cas d'allées et venues suspectes, toujours dans le respect du cadre légal.

Ces outils ne garantissent pas une sécurité absolue, mais ils créent un environnement moins favorable aux tentatives de squat. Et surtout, ils vous permettent de réagir rapidement si une situation anormale se profile, avant qu'elle ne dégénère complètement.

En résumé : mieux vaut prévenir...

La prévention demande un peu de temps, d'investissement et parfois de renoncer à certaines réservations. Mais face aux conséquences dramatiques d'un squat, c'est un effort largement rentable. Parce qu'une fois la porte franchie par la mauvaise personne, le rapport de force bascule complètement.


7. Le locataire Airbnb ne veut pas partir : que faire concrètement ?

Vous venez de réaliser que votre locataire Airbnb refuse de quitter les lieux à la date prévue. La panique monte, l'incompréhension aussi. Pourtant, c'est précisément à ce moment-là qu'il faut garder la tête froide.

Ne cédez pas à la précipitation : la loi vous observe

Lorsqu'un Airbnb locataire ne veut pas partir, la première règle absolue est de ne pas agir dans la précipitation. Aussi tentant que cela puisse paraître, vous ne pouvez pas couper l'électricité, changer les serrures ou tenter de forcer l'évacuation par quelque moyen que ce soit. Toute action illégale peut se retourner contre vous et transformer une situation déjà compliquée en véritable catastrophe juridique.

Rappelez-vous : aux yeux de la loi, c'est celui qui agit en dehors du cadre légal qui devient fautif, même s'il est propriétaire de son bien. L'occupant illégitime pourrait alors se retourner contre vous pour violation de domicile, privation d'accès aux services essentiels, voire harcèlement.

Garder des traces écrites de tout : votre meilleur allié

La communication écrite devient votre arme principale. Chaque message, chaque échange, chaque tentative de dialogue doit être soigneusement conservé. SMS, emails, messages via la plateforme Airbnb, conversations WhatsApp... tout compte.

Ces preuves constituent la base de toute procédure judiciaire future. Elles démontreront votre bonne foi, vos tentatives de résolution amiable, et surtout, elles établiront clairement que l'occupant est bien informé qu'il n'a plus le droit d'être là. Créez un dossier numérique dédié, faites des captures d'écran horodatées, et gardez tout précieusement.

N'oubliez pas non plus de documenter l'état du logement si vous en avez la possibilité : photos, vidéos prises lors de l'état des lieux d'entrée, témoignages de voisins si nécessaire.

Alerter la plateforme et enclencher la procédure sans tarder

Il est fortement recommandé de contacter la plateforme Airbnb pour signaler officiellement la situation, même si son rôle reste malheureusement limité dans ce genre de cas. La plateforme peut au minimum bloquer le compte du voyageur problématique, vous mettre en relation avec son service juridique, et parfois offrir un soutien administratif.

Mais ne comptez pas uniquement sur Airbnb pour résoudre votre problème. En parallèle, et c'est crucial, il faut envisager rapidement une action juridique formelle. Consultez un avocat spécialisé en droit immobilier ou en expulsions dès les premiers jours. Le temps joue rarement en faveur du propriétaire : plus l'occupation se prolonge, plus elle se consolide juridiquement.

Certains avocats proposent des consultations gratuites ou à tarif réduit pour une première analyse. N'hésitez pas, cet investissement peut vous faire économiser des mois de procédure et des milliers d'euros.

8. Comment expulser un squatteur en France ?, étape par étape

La question revient sans cesse sur les forums et dans les discussions entre propriétaires : comment expulser un squatteur rapidement et efficacement ? La réponse est claire, mais rarement celle qu'on espère entendre.

Le parcours obligatoire : long mais incontournable

Pour expulser un squatteur en France, la procédure suit un chemin strict, défini par la loi, et dont on ne peut déroger sans s'exposer à de graves conséquences :

Étape 1 : Le constat d'huissier
Première démarche indispensable, faire constater officiellement l'occupation illégale par un huissier de justice. Ce document authentifie la situation et servira de base à toutes les actions ultérieures. Comptez entre 150 et 300 euros pour cette intervention.

Étape 2 : La mise en demeure
Envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception enjoignant l'occupant de quitter les lieux. Cette étape permet de prouver votre tentative de résolution amiable.

Étape 3 : La saisine du tribunal
Dépôt d'une assignation auprès du tribunal compétent (tribunal judiciaire ou tribunal de proximité selon les cas). Les délais d'audience varient énormément selon les juridictions : de quelques semaines à plusieurs mois dans les tribunaux engorgés.

Étape 4 : La décision de justice
Obtention d'une ordonnance d'expulsion. Même en votre faveur, cette décision ne vous autorise pas à agir vous-même.

Étape 5 : L'intervention de l'huissier et des forces de l'ordre
Seul un huissier, accompagné si nécessaire des forces de l'ordre, peut procéder à l'expulsion physique. Et encore faut-il que le calendrier des forces de l'ordre le permette...

Au total, comptez généralement entre 3 et 12 mois pour le processus complet, selon la complexité du dossier et l'engorgement des tribunaux.

Pas de solution miracle : la loi avant tout

Beaucoup de propriétaires désespérés cherchent comment virer un squatteur rapidement, espérant trouver une astuce, un raccourci légal ou une zone grise exploitable. Mais la réalité est implacable : il n'existe pas de solution instantanée légale en France.

Toute tentative de raccourci – qu'il s'agisse de changement de serrures, de coupure d'eau ou d'électricité, d'intimidation ou de tout autre moyen de pression – vous expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende pour violation de domicile.

Pire encore, ces actions illégales peuvent retarder votre procédure légitime et renforcer juridiquement la position de l'occupant. Aussi frustrant que cela puisse être, la patience et le respect de la procédure sont vos seules options viables.

9. Assurance squat et protections souvent négligées

Parlons maintenant d'un sujet que trop de propriétaires découvrent au pire moment : leur couverture d'assurance face au squat.

La plupart des propriétaires sont sous-assurés sans le savoir

Peu de propriétaires vérifient réellement l'étendue de leur couverture avant qu'un problème ne survienne. Or, toutes les assurances habitation ne se valent pas face à cette problématique spécifique.

Certaines compagnies proposent désormais une assurance squat spécifique ou une garantie "protection juridique renforcée" incluant plusieurs volets essentiels :

  • La prise en charge des frais juridiques (avocat, huissier, procédure)

  • L'indemnisation des dégradations causées au logement

  • Parfois, et c'est le plus précieux, la compensation de la perte de revenus locatifs pendant la durée du squat

Ces garanties optionnelles coûtent généralement entre 50 et 150 euros par an supplémentaires, selon la valeur du bien et le niveau de couverture. Un investissement dérisoire comparé aux milliers d'euros qu'un squat peut vous coûter.

Même votre résidence principale n'est pas à l'abri

On imagine souvent que le squat ne concerne que les investissements locatifs ou les résidences secondaires. Erreur. Même une résidence principale squattée pendant les vacances n'est malheureusement pas à l'abri.

Une absence prolongée pour des vacances estivales, un séjour à l'étranger, ou même une hospitalisation peuvent suffire à déclencher une occupation illégale, surtout dans les zones tendues où le logement est rare. Les squatteurs professionnels surveillent les signes d'absence : courrier qui s'accumule, volets fermés pendant des semaines, absence de lumière le soir...

Certaines compagnies d'assurance imposent d'ailleurs des clauses d'occupation minimale : si votre logement reste vide plus de 60 ou 90 jours consécutifs sans déclaration préalable, la garantie peut être suspendue.

Vérifier son contrat avant qu'il ne soit trop tard

Vérifier son contrat d'assurance avant de se lancer dans la location saisonnière est une étape souvent négligée, mais absolument déterminante.

Prenez le temps de lire les petites lignes, ou mieux encore, contactez directement votre assureur pour poser les bonnes questions :

  • Suis-je couvert en cas de squat dans le cadre d'une location Airbnb ?

  • Quels sont les plafonds d'indemnisation ?

  • Les frais juridiques sont-ils pris en charge, et à quelle hauteur ?

  • Existe-t-il une garantie perte de loyers, et dans quelles conditions ?

  • Dois-je déclarer mon activité de location saisonnière pour maintenir ma couverture ?

Si les réponses ne vous satisfont pas, comparez les offres. Le marché de l'assurance pour locations courte durée s'est considérablement développé ces dernières années, et des solutions spécialisées existent désormais.

En conclusion : anticiper plutôt que subir

Le squat Airbnb est bel et bien une réalité en France, même s'il faut le replacer dans son contexte. Les cas restent statistiquement marginaux par rapport aux millions de séjours qui se déroulent sans incident chaque année. Mais pour les propriétaires touchés, les conséquences peuvent être absolument dévastatrices, tant sur le plan financier que psychologique.

Pourquoi la France est-elle si protectrice des occupants ?

La loi française protège avant tout la procédure judiciaire et le droit au logement, ce qui explique pourquoi certains occupants peuvent rester très longtemps dans un logement même sans titre légal. Cette protection, pensée initialement pour éviter les abus de propriétaires et protéger les locataires vulnérables, crée parfois des situations aberrantes où les squatteurs semblent mieux protégés que les propriétaires légitimes.

C'est frustrant, c'est parfois injuste, mais c'est le cadre légal dans lequel nous évoluons aujourd'hui.

La prévention, encore et toujours

Face à cette réalité juridique, la meilleure protection reste indéniablement la prévention. Un triptyque gagnant s'impose :

Sélection rigoureuse : Apprenez à décoder les signaux faibles, n'hésitez pas à refuser une réservation douteuse, privilégiez les profils vérifiés avec un historique positif.

Cadre contractuel solide : Rédigez des contrats clairs, faites-les signer systématiquement, incluez des clauses protectrices et fixez des cautions dissuasives.

Outils adaptés : Investissez dans la technologie (serrures connectées, capteurs, surveillance), souscrivez les bonnes assurances, et envisagez une gestion centralisée si vous possédez plusieurs biens.

Si malgré toutes vos précautions, vous vous retrouvez face à un squatteur, rappelez-vous cette règle d'or : seule la voie légale permet de récupérer votre bien sans risquer de sanctions pénales.

Aussi longue et frustrante soit-elle, aussi coûteuse qu'elle puisse paraître, c'est votre unique option viable. Entourez-vous rapidement de professionnels compétents (avocat, huissier), documentez scrupuleusement chaque étape, et armez-vous de patience.

Le squat n'est pas une fatalité, mais un risque qu'on peut considérablement réduire avec les bonnes pratiques. À vous de jouer.

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Combien de temps faut-il pour expulser un squatteur Airbnb en France ?

L'expulsion légale d'un squatteur prend généralement entre 3 et 12 mois en France, selon l'engorgement des tribunaux. La procédure comprend : constat d'huissier, mise en demeure, assignation au tribunal, décision de justice, puis expulsion par huissier avec l'aide des forces de l'ordre.

Puis-je couper l'eau ou l'électricité pour faire partir un squatteur ?

Non, absolument pas. Couper les fluides (eau, électricité, gaz) est illégal et constitue une violation de domicile passible de 3 ans d'emprisonnement et 30 000€ d'amende. Seule la voie légale est autorisée.

Mon assurance habitation couvre-t-elle le squat Airbnb ?

Pas toujours. Les assurances habitation classiques excluent souvent les dommages liés à la location courte durée. Il faut vérifier votre contrat et souscrire si nécessaire une garantie "protection juridique squat" qui couvre les frais d'avocat, les dégradations et parfois la perte de revenus locatifs.

Airbnb peut-il m'aider en cas de squat ?

Airbnb peut bloquer le compte du voyageur problématique et vous mettre en relation avec son service juridique, mais la plateforme ne peut pas expulser quelqu'un pour vous. Vous devrez obligatoirement passer par la voie judiciaire.

Quelle est la différence entre un locataire qui ne part pas et un squatteur ?

Juridiquement, dans les deux cas, vous devez passer par une procédure d'expulsion. Cependant, un locataire Airbnb qui dépasse son séjour a initialement eu un contrat légitime, tandis qu'un squatteur s'est introduit sans aucune réservation. La nuance peut influencer la rapidité de la procédure.

Les serrures connectées empêchent-elles vraiment le squat ?

Les serrures connectées avec codes temporaires empêchent le dépassement de séjour (le code expire automatiquement), mais ne protègent pas contre un squatteur qui forcerait l'entrée. Elles constituent néanmoins une excellente première barrière de prévention.

Combien de temps faut-il pour expulser un squatteur Airbnb en France ?

L'expulsion légale d'un squatteur prend généralement entre 3 et 12 mois en France, selon l'engorgement des tribunaux. La procédure comprend : constat d'huissier, mise en demeure, assignation au tribunal, décision de justice, puis expulsion par huissier avec l'aide des forces de l'ordre.

Puis-je couper l'eau ou l'électricité pour faire partir un squatteur ?

Non, absolument pas. Couper les fluides (eau, électricité, gaz) est illégal et constitue une violation de domicile passible de 3 ans d'emprisonnement et 30 000€ d'amende. Seule la voie légale est autorisée.

Mon assurance habitation couvre-t-elle le squat Airbnb ?

Pas toujours. Les assurances habitation classiques excluent souvent les dommages liés à la location courte durée. Il faut vérifier votre contrat et souscrire si nécessaire une garantie "protection juridique squat" qui couvre les frais d'avocat, les dégradations et parfois la perte de revenus locatifs.

Airbnb peut-il m'aider en cas de squat ?

Airbnb peut bloquer le compte du voyageur problématique et vous mettre en relation avec son service juridique, mais la plateforme ne peut pas expulser quelqu'un pour vous. Vous devrez obligatoirement passer par la voie judiciaire.

Quelle est la différence entre un locataire qui ne part pas et un squatteur ?

Juridiquement, dans les deux cas, vous devez passer par une procédure d'expulsion. Cependant, un locataire Airbnb qui dépasse son séjour a initialement eu un contrat légitime, tandis qu'un squatteur s'est introduit sans aucune réservation. La nuance peut influencer la rapidité de la procédure.

Les serrures connectées empêchent-elles vraiment le squat ?

Les serrures connectées avec codes temporaires empêchent le dépassement de séjour (le code expire automatiquement), mais ne protègent pas contre un squatteur qui forcerait l'entrée. Elles constituent néanmoins une excellente première barrière de prévention.

Combien de temps faut-il pour expulser un squatteur Airbnb en France ?

L'expulsion légale d'un squatteur prend généralement entre 3 et 12 mois en France, selon l'engorgement des tribunaux. La procédure comprend : constat d'huissier, mise en demeure, assignation au tribunal, décision de justice, puis expulsion par huissier avec l'aide des forces de l'ordre.

Puis-je couper l'eau ou l'électricité pour faire partir un squatteur ?

Non, absolument pas. Couper les fluides (eau, électricité, gaz) est illégal et constitue une violation de domicile passible de 3 ans d'emprisonnement et 30 000€ d'amende. Seule la voie légale est autorisée.

Mon assurance habitation couvre-t-elle le squat Airbnb ?

Pas toujours. Les assurances habitation classiques excluent souvent les dommages liés à la location courte durée. Il faut vérifier votre contrat et souscrire si nécessaire une garantie "protection juridique squat" qui couvre les frais d'avocat, les dégradations et parfois la perte de revenus locatifs.

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Quelle est la différence entre un locataire qui ne part pas et un squatteur ?

Juridiquement, dans les deux cas, vous devez passer par une procédure d'expulsion. Cependant, un locataire Airbnb qui dépasse son séjour a initialement eu un contrat légitime, tandis qu'un squatteur s'est introduit sans aucune réservation. La nuance peut influencer la rapidité de la procédure.

Les serrures connectées empêchent-elles vraiment le squat ?

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